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Currently: 7 users online.                                                  Saturday 20th of September 2014 12:11:40 PM                                                  AZUL FELLAWEN!!
    Le patriotisme, c'est aimer son pays. Le nationalisme, c'est détester celui des autres.,
Azul

Bordj vu arrerej:

Histoire, traditions et peuplements: Territoire situé à un carrefour ethnique et géographique, la wilaya est traditionnellement terre de métissage, ainsi les cultures kabyle, sétifienne et hodnaienne se côtoient.

Sur le plan historique, la wilaya a connu le passage puis l’installation de diverses vagues civilisationnelles. Les Romains, qui ont laissé de nombreux vestiges, les Hammadides, les Almohades, les Vandales, mais aussi les Ottomans et enfin les Français ont conquis cette région et s’y sont finalement installés en raison notamment de ses terres fertiles. Mohamed El Mokrani, figure historique, s’est illustré pendant la période coloniale pour s’être insurgé, avec l’appui des habitants de la région contre la présence française. Cette révolte, dite « des Mokrani », l’une des premières qu’a connu le territoire algérien, fut très sévèrement réprimée et donna lieu à de nombreuses déportations vers la Nouvelle-Calédonie, où une communauté algérienne existe encore aujourd’hui. Pendant la guerre d'Algérie, Bordj-Bou-Arreridj faisait partie de la Wilaya III (Kabylie). Bordj Ghedir est une des grandes Daïras de Bordj-Bou-Arreridj. Située au sud de la wilaya, elle a été le théâtre de grandes batailles pendant la guerre d'Algérie.

Géographie: Située sur le territoire des Hautes plaines, à cheval sur la chaîne de montagne des Bibans, la wilaya de Bordj Bou Arreridj occupe une place stratégique au sein de l’Est algérien. En effet, elle se trouve à mi-parcours du trajet séparant Alger de Constantine. La wilaya de Béjaïa au nord, de Bouira à l’ouest, de M'Sila au sud et de Sétif à l’est en composent les frontières. Elle est respectivement située à 60 km de Sétif, 58 km de M’sila, et 100 km de Béjaia. on climat continental offre des températures chaudes en été et très froides en hiver, parmi les plus basses d’Algérie.

Relief:
Trois zones géographiques se succèdent dans la wilaya :
   une zone montagneuse, avec au nord, la chaîne des Bibans
    une zone de hautes plaines qui constitue la majeure partie de la wilaya
    une zone steppique, au sud-ouest, à vocation agropastorale.

L'altitude varie entre 302 m et 1885 m. djebel maadid La pluviométrie annuelle y est de 300 à 700 mm. Le principal cours d'eau traversant la wilaya est l'Oued Bousselam mais il y a aussi l'oued el Ksoub dans le sud de la wilaya.
 

Potentiel agricole et thermal: Wilaya possédant de nombreuses sources d’eau, Bordj-Bou-Arreridj enregistre la présence de thermes naturels, dont les eaux sont dotées de vertus curatives reconnues. Son plus célèbre centre thermal est l'"Hammam El Biban". Si ce centre thermal est célèbre, il vient d être tout juste rénové. Bordj-Bou-Arreridj est en outre réputée pour ses terres fertiles ; elle a ainsi longtemps fait la part belle à la culture céréalière. Son cheptel ovin en est aussi une des richesses, les viandes de la région d'El Achir sont renommées pour leur qualité, un énorme marché à viande y est d’ailleurs localisé.

Industries: Aujourd’hui Bordj-Bou-Arreridj ne se contente plus de l'agriculture, la wilaya est devenue un jeune pôle industriel. Elle figure parmi les wilayas les plus dynamiques d’Algérie en la matière, notamment dans le secteur de l’électronique. Elle a été rebaptisée par les Algériens « capitale de l’électronique ».

2010 Smena:38

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Aïcha Haddad

Aïcha Haddad, née en 1937 à Bordj-Bou-Arreridj (Kabylie algérienne) et morte en 2005 à Alger, est une artiste peintre et plasticienne algérienne. Elle était surnommée la « Moudjahida ». Son cheminement artistique s'inscrit tant dans la tradition miniaturiste algérienne, que dans les courants de la peinture occidentale (cubisme, symbolisme et nouveau réalisme) qu'elle découvre au cours de ses voyages.

 

Aïcha Haddad nait à Bordj-Bou-Harreridj en 1937. Sa vie et son oeuvre sont marquées par l'histoire de sa famille, celle de la tribu des H'Chem de Medjana et les liens chargés d'histoire de cette province du sud de la Kabylie, où elle passera son enfance et son adolescence.

En 1954, alors étudiante infirmière et âgée à peine de 17 ans, elle sera l'une des premières femmes à rejoindre les rangs de l'ALN (Armée de Libération Nationale). En 1956, au terme de ses études, elle rejoindra le maquis et participera au Congrès de la Soummam. Elle sera arrêtée par l'armée coloniale puis internée pendant plus de quatre ans.

En 1962, à sa libération, elle s'installe à Alger et entame des études d'art dans la classe de Camille Leroy, à la Société des Beaux Arts d'Alger. A partir de 1966 et jusqu'en 1988, Aicha Haddad poursuit une longue carrière dans l'enseignement des arts plastiques au Lycée Omar-Racim d'Alger. De 1983 à 1988 elle occupe le poste d'inspectrice de l'Education Nationale.

En 1972, sa première oeuvre présentée dans le cadre d'une exposition collective à l'ex-Galerie des Quatre-Colonnes à Alger et primée au Concours de la Ville d'Alger, lui ouvre les portes de la notoriété. Parallèlement à sa vocation d'enseignante, elle mène une vie de femme engagée dans le milieu artistique algérien et devient en 1973, membre de l'Union Nationale des Arts Plastiques (UNAP) et en 1975, membre de l'Union Générale des Peintres Arabes (UGPA). C'est aussi le début d'une longue amitié avec la peintre Baya.

Entre 1974 et 2002, se succéderont expositions personnelles et collectives tant en Algérie qu'à l'étranger. Au cours de ses voyages et visites de musées, galeries et foires internationales d'art, elle découvrira des modes d'expression multiples et des artistes déterminants pour l'évolution de son art : Gaudi, Tinguely, Niki de Saint Phalle, César, Arman, Peï.

La carrière d'Aïcha Haddad sera récompensée par de nombreuses distinctions nationales et internationales. En mars 2003, l'Etablissement Art et Culture de la Ville d'Alger institue un prix portant son nom et destiné à récompenser, annuellement, la meilleure peinture féminine. En hommage à sa carrière et son engagement au service de l'Art, une salle du Musée National des Beaux-Arts d'Alger porte aujourd'hui son nom.

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